Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


23 janvier 2012

A propos d'Edgar... Ou le rapport sur un bon biopic.

Bonsoir les amis!

Ce week-end, j'ai craqué.

J'ai craqué pour aller voir le beau Léo dans la peau de l'Homme le plus puissant de la fin du XXème siècle. Malgré des critiques assez sévères de certains spectateurs de la séance précédente, j'ai gardé la foi.

En ce samedi soir d'hiver doux, habillé de mon inénarrable écharpe polaire claire qui flottait sur mon épaule, (appellez moi Milord.) emitoufflé dans mon anorak de surf. En douce, tendre et galante compagnie, je me suis dirigé vers un cinéma toulonais pour voir en V.O.S.T.F ce "biopic".

Un gros carton d'affluence si bien que nous avons dû reporter d'une séance le visionnage pour pouvoir y accéder.

Qu'en est-il alors?

C'est un excellent biopic avec un éclairage de la face sombre d'un des personnages les plus secrets et parano de notre temps en démocratie libérale.

On y voit comment l'homme bâti le Bureau Fédéral selon ses désirs, ses caprices et ses manies.

On insiste lourdement sur l'homosexulaité du personnage et la torture intérieure que cela entraîne chez lui. Surtout face à une mère ominiprésente quasi-oppressante qui dicte sa vie qui a donné au petit John depuis son berceau la mission d'être l'homme le plus puissant du pays... Rien que ça! 

Il réussi à coup de narcissisme sans fin et coups de sang.

Il écrit le récit de sa vie autour d'une vie rêvée. Se donner le rôle de numéro 1 en toutes circonstances quand il n'a parfois été que le metteur en scène.

Alternant entre une immense frustration et de valses hésitations dans sa vie amoureuse, l'homme et la femme de sa vie vont pourtant lui rester fidèle jusqu'au bout. Et si le plus fort n'était pas celui que l'on croit?

Politiquement, on comprend aussi sa haine de la Gauche, une haine qui remonte de loin. Une haine qui sera pour lui une véritable croisade à vie. L'ennemi de l'intérieur toujours renouvellé jamais véritablement vaincu.

Et que dire des ses dossiers confidentiels qui disparaitront avec lui ou presque....

Esthétiquement, on evite l'erreur de grimer tous les présidents qu'il a vu passer dans le Bureau. Seul le frère Kennedy et Nixon sont visibles.

A ce propos, il faut noter que le maquillage du petit ami d'Edgar vieilli semble peser dix tonnes tant il est chargé on est à la limite du zombie et d'E.T.

Au niveau des acteurs, Léo s'est bien approprié son personnage. Ceux qui l'entourent dans la fiction également.

 

Conclusion, Clint Eastwood a bien réussi son biopic mais n'en a pas fait un récit haletant et transcendant.

On passe donc un bon moment devant ce destin si particulier.

Une belle chronique biographique de l'Amérique d'alors qu'il faut voir mais peut-être pas revoir ou alors un soir lors de sa diffusion télé.

Sauf si l'on est fan d'Edgar ou de Léo.

C'est un vrai biopic, une biographie assez stricte mise sur grand écran, n'y cherchez rien d'autre.

 

Nico, le Rédacteur.